Votre organisation et l’infonuagique

L’informatique en nuage, ou infonuagique (Cloud Computing, en anglais), connaît depuis quelques années une croissance exponentielle, au point où la plupart des organisations utilisent déjà ce type d’outils : messagerie (comme Gmail), gestion de fichiers (comme Dropbox ou Google Drive), gestion de tâches ou de projets, etc. Malgré ces utilisations à la pièce, plusieurs organisations restent cependant en marge pour ce qui est de véritablement s’approprier le potentiel de l’infonuagique.

Infonuagique

EMC Blueprint: Transform Enterprise Storage to Create Business Value (disponible sur Flickr)

Qu’est-ce que l’infonuagique?

Tout comme l’image de l’océan était utilisée aux débuts du Web pour parler de « navigation » ou encore de « surfing » sur les différents sites, celle du nuage est utilisée pour illustrer le fait que les applications infonuagiques peuvent être consultées en tout temps et en tout lieu grâce, le plus souvent, à un seul navigateur (Safari, Chrome ou Firefox, par exemple).

Ces applications sont hébergées sur des regroupements de serveurs (qu’on nomme « fermes »), ce qui permet aux utilisateurs d’y avoir accès à partir de n’importe quel ordinateur connecté à Internet, voire n’importe quelle plateforme mobile (tablettes et téléphones intelligents).

De plus en plus, l’infonuagique propose, en plus d’une panoplie croissante applications, des services de serveurs distants qui viennent directement concurrencer le l’infrastructure traditionnelle du serveur physique hébergé chez les organisations (lequel nécessite souvent des mises à jour, réparations, etc.).

Consulter l’article de Wikipédia sur l’infonuagique

Ce qu’il retourne de l’infonuagique

Les avantages

Les avantages offerts aux organisations par l’infonuagique sont nombreux : accès à distance aux fichiers, possibilités accrues de travail collaboratif, accès à partir de différentes plateformes, plus grande interopérabilité entre les applications, etc. Une tendance émergente est l’intégration de différentes applications entre elles, ce qui facilite et accélère le travail en réduisant souvent l’infrastructure logicielle nécessaire pour travailler.

De plus en plus, il est possible de travailler à même son navigateur sans utiliser de logiciels sur son ordinateur. À titre d’exemple, l’outil de stockage de fichiers Dropbox a récemment intégré la suite Office Online, ce qui permet aux utilisateurs de modifier directement les fichiers en ligne, à même l’interface de Word ou Excel, sans avoir à les ouvrir localement. En termes de travail collaboratif, ça n’égale toujours pas le brio de Google Doc qui permet à plusieurs personnes d’éditer simultanément un document, même si la mise en forme est très minimale (et aussi le fait accessoire que Google s’arroge un droit d’utilisation du contenu du document dans toutes les galaxies et dimensions temporelles de l’univers).

Des services de serveurs distants et de traitement de données (voir le Google Data Center) rendent également disponibles, à peu de frais, des infrastructures qui auraient été autrefois inaccessibles aux petites organisations. En somme, l’infonuagique permet, lorsqu’elle est bien utilisée et implantée dans les processus de travail, une plus grande efficacité dans plusieurs aspects du travail des organisations.

Les inconvénients

Il faut d’abord évoquer la dépendance à Internet. En soi, les applications infonuagiques ne peuvent fonctionner que lorsqu’elles sont connectées au Web. Par contre, certaines permettent néanmoins de travailler en mode local pour synchroniser les changements lorsque la connexion est rétablie.

Les services infonuagiques sont également facturés de façon mensuelle et en fonction du nombre d’utilisateurs, voire du volume d’utilisation. Ils peuvent donc rapidement devenir onéreux et sont récurrents.

L’enjeu de la sécurité des données

Un enjeu souvent soulevé concernant les services infonuagiques touche à la sécurité des données, surtout depuis les révélations faites par Edward Snowden en 2013 concernant le programme d’espionnage massif en ligne de la NSA… En pratique, et pour épeurant que ça puisse être, il faut savoir que les législations en place permettent à nos gouvernements de saisir nos données quand ils le souhaitent, que ces données soient hébergées sur des serveurs distants ou locaux.

Comme le dit Snowden lui-même, une meilleure protection de la vie privée réside dans l’encryptage des données, ce dont certains fournisseurs se font maintenant une spécialité (par exemple le service Wuala, de la compagnie LaCie, qui concurrence Dropbox en misant sur la sécurité de son encryptage des données).

Par ailleurs, et pour le commun des mortels (soit dans 95% des cas), la question de la sécurité des données relève bien davantage d’une gestion cohérente et responsable des mots de passe qu’autre chose. S’assurer que les mots de passe sont aléatoires, changés environ tous les six mois et correctement attribués (ou retirés) aux employés est sans doute le meilleur moyen à la disposition des organisations pour sécuriser leurs données.

En ce qui concerne la sécurité des plateformes infonuagiques en elles-mêmes, dites-vous simplement que les entreprises qui les soutiennent disposent d’une équipe de programmeurs dédiés à la sécurité, ce qui représente probablement bien plus de ressources que celles dont vous pouvez disposer pour sécuriser votre serveur. Ceci étant dit, personne en ce bas monde n’est à l’abri d’une attaque d’un pirate russe ou chinois. Bienvenue au XXIe siècle.

Quelques exemples d’applications infonuagiques

Il existe un char pis une barge d’applications infonuagiques et, chose non négligeable, elles se parlent de plus en plus entre elles. En voici quelques-unes que j’ai pu tester dans le cadre des mandats que je réalise en tant que coach en infonuagique pour le programme Innoweave de la Fondation J.W. McConnell.

Faites-moi signe si vous voulez jaser.

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